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Au cours des 24 jours de collecte de ce mois, 6 873 individus ont été comptabilisés aux points de suivi des flux à Kousseri, soit 286 individus par jour en moyenne. Par rapport au mois passé (8 697 individus et 348 en moyenne par jour), la moyenne d’individus observés quotidiennement a connu une chute de 18 pour cent. Cette baisse continue de la fréquentation depuis le mois de mars est la conséquence des mesures prises par le gouvernent pour limiter la propagation du virus de la Covid-19, dont la fermeture des frontières, la limitation des déplacements non essentiel. Depuis le mois d’avril, les migrations touristiques ont totalement cessé et la majeure partie des flux sont internes au Cameroun. Les motifs de déplacement observés au cours du mois de mai sont les mouvements locaux de courte durée de moins de six mois (45%), la migration économique de plus de six mois (29%), la migration saisonnière (9%), et la migration forcée (17%). Depuis le début des opérations militaires menées par le Tchad (« colère de Boma ») et le Niger début mai dans la zone du Lac et en raison du début de la saison des pluies, on observe une augmentation des migrations liées aux conflits et catastrophes naturelles, en provenance des localités situées dans la zone proche du Lac et notamment à la frontière entre le Cameroun et le Nigeria. Les principales nationalités ce mois sont les Camerounais (71%), les Tchadiens (19%), les Nigérians (9%), et 6 autres nationalités représentant 1 pour cent du total.

Ce rapport présente les données clés obtenues lors d’enquêtes individuelles effectuées auprès de 729 voyageurs âgés entre 15 et 66 ans au niveau des points de suivi des flux (FMP) de Faya et Zouarké au cours des trois premiers mois de l’année 2020, dans le but de mieux comprendre les profils, parcours migratoires et besoins des migrants transitant par les routes migratoires au nord du Tchad. Sur le total des personnes interrogées aux deux FMP, 95 pour cent étaient des hommes, 99 pour cent étaient de nationalité tchadienne et 59 pour cent étaient mariés. Deux pour cent des voyageurs entretenus étaient des mineurs âgés de 15 à 17 ans et 1 pour cent avaient 60 ans ou plus. Par ailleurs, 78 pour cent envisageaient de se rendre au Tchad et 60 pour cent rejoignaient leur famille.  

The current COVID-19 outbreak has affected global mobility in the form of various travel disruptions, restrictions and bans. Many countries have taken measures to restrict or bar population movements, in addition to border closures, in order to stem the spread of the virus. In Chad, since 16 March 2020 (prior to the identification of the first confirmed case, on 19 March 2020), the Republic of Chad has taken measures to limit and contain the spread of COVID-19. Most notably, the government closed all air and land borders, as well as schools and places of worship. Strict limitations on internal mobility were also imposed, including a curfew in four Provinces and the capital city N’Djamena, a ban on entries and exits to and from the capitals of Provinces and the city of N’Djamena, and a limitation of the number of passengers onboard private vehicles. In addition, the government declared a state of public health emergency on 25 April 2020. In this context, IOM has developed a tool to better understand how these restrictions are affecting mobility in the country and to guide authorities’ and other partners’ pandemic preparedness and response interventions at points of entry and transit. This tool consists in mapping the main Points of Entry (PoE) and transit points in the country and collecting their operational status. The tool also takes stock of the restrictions and preventive measures in place and the Risk Communication and Community Engagement (RCCE) activities implemented at these points. This report presents key results from data collection conducted at 19 official PoE and 10 points of transit.

L'outil de suivi des urgences a pour but de collecter et de fournir des informations à jour sur les événements liés au COVID-19 enregistrés aux points d’entrée ainsi qu’aux points de suivi des flux (FMP) de la DTM. Ce rapport fait un point sur le nombre d’étudiants bloqués au 04 juin 2020 au niveau du point d’entrée de Koutéré dans la province du Logone Oriental.

The purpose of the Event Tracking Tool is to gather and provide upto-date information on population movement events related to COVID-19. This report presents information on individuals stranded as of 04 June 2020 at the Koutéré Point Of Entry (in Logone Oriental Province). 

Dans le cadre de ses activités de prévention et de gestion des conflits, l’OIM met en œuvre un projet dans le département de la Grande Sido (province du Moyen-Chari). Une des composantes de ce projet est le suivi des mouvements de transhumance et la collecte des alertes liées aux conflits agro-pastoraux. Ce tableau de bord présente les résultats de collectes réalisées entre décembre 2019 et mars 2020. C’est pendant cette période qu’ont été effectués les mouvements de grande transhumance du Tchad vers la République Centrafricaine (RCA). Habituellement, ces mouvements s’effectuent un peu plus tôt dans l’année (ils commencent d’habitude en septembre). Cependant, pendant l’année 2019, la pluviométrie s’est étalée sur une plus longue période. Ainsi, les éleveurs sont restés plus longtemps dans les provinces du Tchad. Les données collectées indiquent que 90 pour cent du bétail observé se dirigeait vers la République Centrafricaine, alors que 10 pour cent en provenait. En effet, bien que le mouvement principal soit celui de la descente vers la République Centrafricaine, certains éleveurs traversent parfois la frontière pour aller vers le Tchad, afin de faire paître leur bétail, selon la disponibilité des eaux le long de la frontière. 

In the framework of its conflict prevention and management activities, IOM is currently implementing a project in the Grande Sido département (Moyen-Chari province). One of the components of this project is the monitoring of transhumance movements and the collection of data on alerts related to conflicts between herders and farmers. This dashboard presents the results of the data collected from December 2019 to March 2020. During this period, great transhumance movements from Chad to the Central African Republic (CAR) occurred. Usually, these movements occur earlier in the year (often starting in September). However, during the 2019 year, rainfall was spread over a longer period of time. As a result, herders stayed for a longer period of time in the provinces of Chad. The data indicate that 90 per cent of cattle was headed towards CAR, while 10 per cent came from CAR. Although the main movement observed was in the direction towards CAR, a number of herders would sometimes cross the border towards Chad to graze their cattle, following the availability of water along the border.

Le suivi des urgences a pour but de recueillir des informations sur les mouvements importants et soudains de populations. Les informations sont collectées à travers des entretiens avec des informateurs clés ou des observations directes. Ce tableau de bord présente des informations sur un mouvement de personnes survenu le 27 mai 2020 dans la ville d’Ounianga Kébir, située dans la province de l’Ennedi-Ouest, près de la frontière libyenne. Suite à leur déportation depuis la Libye, 39 personnes de nationalité tchadienne (tous des hommes adultes) sont arrivées dans la ville d’Ounianga Kébir (province de l’Ennedi-Ouest), le 27 mai 2020. À leur arrivée, ces personnes ont été placées en quarantaine, conformément aux mesures prises par les autorités tchadiennes afin de prévenir et de contenir la propagation du COVID-19. Il est à noter que 68 personnes sont déjà placées en quarantaine à cet endroit. Cela fait donc un total de 107 personnes (toutes de nationalité tchadienne) actuellement en quarantaine à Ounianga Kébir. Par ailleurs, 114 personnes ont quitté la ville par leurs propres moyens, parmi les 321 personnes qui étaient déjà arrivées au terme des 14 jours de quarantaine requis, mais qui étaient dans l’impossibilité de quitter la ville suite aux mesures gouvernementales restreignant la mobilité des personnes. À la date du 27 mai 2020, 207 personnes (dont 10 de nationalités étrangères), dont la période de quarantaine est déjà terminée, attendent donc encore de pouvoir voyager. Au total, 314 personnes déportées depuis la Libye se trouvent actuellement à Ounianga Kébir.

The objective of the Emergency Tracking Tool (ETT) is to collect information on large and sudden population movements. Information is collected through key informant interviews or direct observation. This dashboard presents information on a population movement which occurred on 27 May 2020 in the town of Ounianga Kébir, situated in Ennedi-Ouest Province, near the Libyan border.  Following their deportation from Libya, 39 Chadian nationals (all male adults) arrived in the town of Ounianga Kébir (Ennedi-Ouest Province) on 27 May 2020. Upon arrival, these individuals were quarantined, in line with preventive measures taken by Chadian authorities in order to prevent and contain the spread of COVID-19. It should be noted that 68 individuals are already quarantined at this location. Thus, in total, 107 individuals (all Chadian nationals) are currently quarantined in the town of Ounianga Kébir. Furthermore, 114 individuals left the town by their own means, among the 321 who had already completed their 14-day quarantine period, but who could not travel due to restrictions on internal mobility. As of 27 May 2020, 207 individuals (including 10 foreign nationals), who have completed their quarantine period, are therefore still awaiting departure. In total, 314 individuals deported from Libya are currently in Ounianga Kébir.

Results show that the average daily number of individuals observed in March, at the FMPs in Nigeria, was 705. This represents a 34 per cent decrease compared to the daily average of March 2020. The 34 per cent decrease from the previous month is largely due to the movement restriction imposed by the Federal Government of Nigeria as a response to the increase in communal transmission of Covid-19 virus. Nigeria,  Niger, Chad, and Cameroon were the main countries of departure and intended destination for individuals passing through FMPs. In addition, the types of flows identified were: short-term local movements (44% of all flows); economic migration of more than six months (35% of all flows); seasonal migration (16% of all flows); and tourism (5% of all flows). Four main modes of transport were identified: car (48% of all flows), bus (45% of all flows), motorbike (3% of all flows) and foot (2% of all flows). Nigerian (51%), Nigerien (37%), Chadian (4%), Malian (2%) and Cameroonian (2%) nationals were the main nationalities recorded transiting through FMPs this month.

La pandémie de COVID-19 a eu des conséquences majeures sur la mobilité des personnes, à l’échelle mondiale. En effet, de nombreux pays ont pris des mesures de restriction ou d’interdiction des mouvements de personnes pour endiguer la propagation de l’épidémie, sans parler des fermetures de frontières. Au Tchad, dès le 16 mars 2020 (avant l’apparition du premier cas qui a été déclaré le 19 mars 2020), le gouvernement a successivement pris des mesures afin de limiter et de contenir la propagation du virus – notamment la fermeture de toutes les frontières aériennes et terrestres, des limitations de mouvements strictes à l’intérieur du pays, ou encore la fermeture des écoles et des lieux de culte. En outre, le gouvernement a décrété l’état d’urgence sanitaire sur tout le territoire national le 25 avril 2020. Dans ce contexte, l’OIM a développé un outil pour permettre de comprendre l’impact de ces restrictions sur la mobilité dans le pays, afin d’orienter les autorités et les différents partenaires dans le cadre de leurs interventions de prévention et de réponse. Cet outil permet de cartographier les points d’entrée et de transit principaux dans le pays et de collecter leurs statuts opérationnels, ainsi que de faire un état des lieux des restrictions et des mesures sanitaires et préventives mises en œuvre et des mécanismes de communication des risques et d’engagement communautaire en place au niveau de ces points. Ce rapport présente les résultats de collectes de données effectuées au cours des mois d'avril et de mai 2020, au niveau de 19 points d’entrée officiels et 10 points de transit. 

La pandémie du COVID-19 a commencé à toucher le Tchad à la mi-mars 2020, avec le premier cas positif identifié le 19 mars 2020. À la date du 16 mai 2020, 503 cas de COVID-19 ont été confirmés au Tchad. Outre les conséquences potentiellement graves de l’épidémie sur la santé publique, le COVID-19 a considérablement affecté la mobilité vers, depuis et à l’intérieur du pays. Depuis le début du mois de mars 2020, des restrictions concernant la mobilité des personnes – notamment la fermeture de toutes les frontières aériennes et terrestres et des limitations de mouvement strictes à l’intérieur du pays – ont conduit à une diminution des flux migratoires observés au Nord. Par ailleurs, des milliers de personnes se retrouvent bloquées à des points d’entrée clés ou au sein du pays. En outre, des déplacements causés par des attaques armées et des catastrophes naturelles continuent d'être observés. Ce rapport vise à présenter les tendances et chiffres clés liés à la mobilité des personnes au Tchad au cours du mois d'avril 2020.

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